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A-M.S. - 'till i finally died which started the whole world laughing
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Message(#) Sujet: A-M.S. - 'till i finally died which started the whole world laughing Mar 21 Juil - 22:14


   
ANNE-MARIE PAULINE SCHREIBER

I started a joke
Which started the whole world crying
But I didn't see
That the joke was on me


   
PERSONNAGE

Age › Quarante-quatre ans
Lieu de naissance › Paris, France
Nationalité › Allemande
Famille › Un mari qui vient d'être retrouvé avec deux balles logées dans le crâne, peu après leur arrivée à Nomansland et une fille de vingt-trois ans qui a mystérieusement disparue avant leur départ de Berlin pour leur nouvelle vie.
Statut amoureux › Veuve
Occupation › Ex-actrice
Groupe › New World Order
RPLAYER

Pseudo › Hawk Dapper
Age › Dix-neuf ans
Multicomptes › Non
Comment avez-vous connu le forum › Bazzart
Crédits pour la fiche › Tumblr
Disponibilités › Une à deux connexions par semaine en général, sinon le week-end.
Code à remplir ›
   
Code:
[color=#DC143C][b]CATE BLANCHETT[/b][/color] ➔ ANNE-MARIE SCHREIBER
   

   
C'était une évidence: elle savait pertinemment qu'un jour il chercherait à la nuire, par tous les moyens. Elle le savait et l'avais toujours su, depuis leur rencontre, depuis les premiers jours. Elle avait toujours décelé chez lui cette petite flamme dans le regard, cette jalousie maladive qui l’empoissonnait un peu plus chaque jour, cet espoir vain d'atteindre cette gloire, cette notoriété, que de toute évidence il n'atteindrait jamais.

C'était une évidence: elle n'aurait jamais du lui dire, c'était entièrement de sa faute, elle en était consciente et elle s'en voulait.

C'était une évidence: il fallait prendre une décision.

***


Je reste là, nue, assise dans le lit, mes doigts effleurent les draps qui portent encore l'odeur de nos deux corps après l'amour: parfum terriblement exquis. Je respire lentement et profondément, je peux sentir mes poumons se remplir, j'observe du coin de l’œil ma poitrine se soulève à chaque bouffée d'air inspirée, comme si j'allais manquer d'air d'une seconde à l'autre, comme si d'une seconde à l'autre j'allais m'étouffer. Je sens ce regard lourd qui pèse sur moi. Je peux sentir son regard, tout comme son odeur qui à présent me dégoute, j'imagine son corps nu que je n'ose pas regarder, son sexe, qui me dégoute tout autant, se balançant dans tous les sens entre ses jambes. Je n'entends plus ses hurlements, ses cris, ses pleurs, ses reproches. Maintenant tout en lui me donne la nausée, l'idée même de savoir qu'il vient de me faire l'amour, que sa peau a été en contact avec la mienne, que ses lèvres ont embrassées les miennes, que ses doigts ont effleurés mes seins, me donne envie de vomir. Je tente en vain de recoiffer mes cheveux qui sont encore tout ébouriffés, comme pour donner un semblant d'allure, comme pour combler le peu de dignité qui me reste à cet instant précis; et je sens cette boule dans mon ventre grossir petit à petit, m'envahir et maintenant prendre possession de mon corps, de mon esprit. Pour la première fois de ma vie j'ai honte de moi. Non pas à cause de ce que j'ai fais ou de ce que je compte faire, mais honte d'avoir craquer, de ne pas avoir garder ça pour moi, d'avoir failli à garder mon secret, qui maintenant n'en ai plus un.

Je l'entends m'expliquer qu'il ne me comprend pas ou plutôt qu'il ne me comprend plus, que je ne suis plus la même, que j'ai changé, qu'il ne me reconnaît pas... mais m'a-t-il seulement un jour réellement comprise ?

Lui qui me voit toujours cette jeune fille blonde et frêle, perdue dans un monde dont elle ne saisit pas le sens, débarquant de sa petite campagne française où elle a trouvé refuge depuis quelques années.

Lui qui me voit encore comme cette jeune actrice à qui tout sourit, celle dont tout le monde veut la photo, un autographe, celle que tout le monde s'arrache, celle qui foule les tapis rouge, celle qui pense encore pouvoir manipuler, lui qui pense avoir eu le pouvoir sur mon destin.

Je me souviens du jour de notre rencontre: le jour où le monde s'est ouvert à moi, le début de tout. C'était une amie allemande, actrice elle aussi, qui m'avait donné son adresse, en y repensant aujourd'hui je suis sûre qu'ils ont été amant, Matteo était encore un jeune réalisateur mais il était connu de tous, il était l'espoir du cinéma italien, tout le monde ne parlait que de lui, tout le monde croyait dur comme fer à son talent, moi je n'avais jamais entendu son nom. Quand j'ai passé le seuil de la porte, je l'ai vu, assis à son bureau, gribouillant son petit calepin, arracha avec rage les pages pour en faire des boules de papier finirait par terre avec toutes les autres. C'est quand j'ai fais encore quelques pas qu'il a daigné lever les yeux vers moi. Aujourd'hui encore, assise dans ce lit, je revois parfaitement son regard, ses yeux bleus cachés derrière des lunettes aux verres ronds qui gâche la beauté de son visage, ses cheveux noirs et bouclés, son accent envoûtant. J'ai senti grandir en moi cette même boule au ventre, j'ai senti mon esprit s'élevait de mon corps. Je ne saurai dire si à l'époque je suis tombée amoureuse de lui ou de l'idée que je me faisais de la vie avec lui, de l'argent, la gloire.

Il m'a tout donné et aujourd'hui je lui prends ce qu'il y a de plus cher à ses yeux: son enfant.

Il m'explique longuement que nous pourrons le faire ensemble, l'élever ensemble, lui donner une éducation. Je lui réponds que c'est impossible, que je ne veux pas de cette vie avec lui. Il retourne d'un pas vif à la cuisine et revient avec une bière à la main, je souris légèrement car plus rien ne m'étonne, je sais qu'il s'est mis à boire depuis quelques mois. Aujourd'hui Matteo n'est plus ce qu'il était, après des années de succès à répétition il a commencé à enchaîner les échecs pour se retrouver dans cet appartement miteux en banlieue berlinoise, sans le sou et terriblement seul. Je sais qu'il n'a plus la force de se relever et que je ne suis pas là pour lui comme lui l'a était pour moi auparavant. Je suis consciente qu'il n'a plus la force de se battre pour moi, qu'il sait que depuis quelques semaines je fréquente un homme, un militaire haut gradé, un homme qui vient d'une noble famille allemande du Nord de l'Allemagne, je sais qu'il m'admire et qu'aujourd'hui que moi aussi je n'ai plus rien, plus de projet, je n'ai besoin que de ça pour redevenir celle que j'étais et celle que je dois devenir.

Une fois la dernière gorgée de sa bière avalée, il me dit qu'il lui dira tout, qu'il racontera tout, que cet enfant et le sien, que je suis une traînée, une salope. Sans le vouloir, mon sourire s'agrandit, je remet encore une fois en place mes cheveux et je tire vers moi ma trousse à maquillage qui se trouve sur la table de chevet, j'y glisse ma main et je laisse mes doigts y fouiller pour choisir un tube de rouge à lèvre que j'applique soigneusement sur mes lèvres asséchées par les températures hivernales. En l'appliquant je pense à l'avortement clandestin qui est programmé dans trois jours. J'ai longuement réfléchis aux risques que je préfère prendre plutôt que d'avorté dans un centre médical, le bruit court qu'ils gardent les fœtus pour mener des expériences malsaines: ils peuvent toujours récupérer celui des autres, ils n'auront pas le mien.

Je laisse filer mes jambes sur le côté, les draps me semblent si rêches, mes pieds effleurent le carrelage glacé avant de glisser dans une paire d'escarpins hors de prix offerte par mon nouvel amant.

Je me retrouve là, face à lui, nue, perchée sur des talons de seize centimètres, mon sourire s'efface peu à peu et pour la première fois depuis un quart d'heure le regarde dans les yeux.

Je me retrouve là, face à lui et je prends ma décision: je tire un trait sur cette page de ma vie.

***


Ce matin-là, les journaux télévisés du pays ne parlaient que de ça: ce n'était plus une simple rumeur qui courait dans tout Berlin, le décès du réalisateur déchu Matteo Brunelli n'était en effet pas dû à un suicide mais bel et bien à un meurtre, le corps avait été découvert récemment par la concierge de l'immeuble s'inquiétant de ne plus croiser le cinéaste, le choc fut intense lorsqu'elle découvrit l'homme de trente-deux ans dans une marre de sang, le torse transpercé à plusieurs endroits par des balles tirées par son propre revolver, comme l'avait expliqué la police berlinoise.
Ce jour-là, quelques cinémas de la ville avait prévu de rendre hommage à ce génie du cinéma italien, en programmant ses plus grand films dont "La Nuit La Plus Longue", un chef-d’œuvre des années 90 avec en autre Anne-Marie Dumont dans le rôle principal, actrice aux multiples récompenses s'étant retiré du milieu quelques années après la sortie de ce même long-métrage.

***


Je ne supporte plus d'entendre parler de lui, l'évocation même de son nom, de son talent, de ses films, me donne des frissons. Un groupe de femmes allemandes assises à côté de moi discute de sa mort mystérieuse, mènent l'enquête à la façon d'un inspecteur dans une série télévisée. L'odeur du café me réconforte et pourtant je n'arrive pas à finir ma tasse. Je fais glisser la cuillère entre mes doigts tremblants, je gratte ce qui semble être une tâche sur le bout de cette dernière tout en faisant attention à ne pas abimer le vernis rouge vif que je viens d'appliquer: ce soir encore j'ai rendez-vous avec lui.

Je laisse quelques pièces sur la table et quitte le café d'un pas vif, la tête baissée dans l'espoir de ne pas être reconnue. Le long des immeubles je manque à plusieurs reprises de chuter, mais je continue mon chemin qui me parait plus long que je ne l'avais prévu. Le rendez-vous à été pris il y a quelques jours déjà, je me demande si j'aurai mal, si elle a déjà fait ça, si je vais m'en vouloir plus tard. Si un jour j'aurai un enfant. Au bout de quelques minutes de marche, à l'angle d'une rue je m'arrête et prend une grande inspiration.

Je suis là, éperdument seule et je prends ma décision: je fais demi-tour.


 
Les rues de Berlin étaient désertes, la pluie s’abattait sur la ville depuis maintenant deux jours consécutifs, l'hiver était rude, tout autant que l'hiver dernier. Les enfants ne jouaient plus dans les parcs municipaux, les rues commerçantes étaient vides, les magasins du quartier fermés, certains depuis des mois. Personne ne remarqua cette femme apparaître à l'angle de l'avenue Karl-Liebknecht, emmitouflée dans un épais manteau de fourrure noire. Elle traversa les rues de la capitale à toute vitesse, on pouvait entendre au loin le claquement de ses talons sur les pavés berlinois. Les quelques passants qui passèrent à côté d'elle ne remarquèrent pas ses yeux rouges et boursouflés, ni les larmes qui coulaient le long de ses joues et qui se mélangeaient à l'eau de pluie. Elle l'angle d'une nouvelle rue elle s'arrêta et leva la tête, ses yeux bleus perçant la brume causée par la pluie intempestive. Elle fixa son regard au loin, inspira une longue bouffée d'air et reprit sa route avant de s'arrêter au niveau d'une vieille bâtisse berlinoise des années quatre-vingt. Elle attendit quelques secondes devant un grand portail métallique avant que celui-ci s'ouvre et laissa entrevoir une longue allée menant à une somptueuse porte d'entrée recouverte de dorure. Les fleurs le long du chemin étaient noyées par la pluie, les pavés de l'allée étaient terriblement glissants, mais en quelques pas elle arriva jusqu'à l'entrée de la demeure.

Elle se déchaussa à l'entrée et replaça soigneusement ses escarpins, côte à côte, dans un petit meuble contenant encore une vingtaine de paires de talons quasiment identiques les unes les autres. Elle fit glisser son manteau le long de son dos, il paraissait peser une tonne et il s'étala sur un fauteuil de cuir marron. Le reste de la pièce, qui était sans aucun doute le salon, était à moitié vide, des cartons étaient disposés ici et là, certains ouverts, d'autres fermés. Elle se retourna pour faire face au miroir. Observant ses yeux encore rouge, son teint trop clair à son goût et ses cheveux qu'elle recoiffait sans cesse.
- Anne-Marie... tu es trempée ! Argh !... Regarde tu en mets partout ! Scheiße !
L'homme âgé d'environ une cinquantaine d'années pénétra un peu plus dans la pièce et fit le tour du salon avec ses yeux, comme si c'était la première fois qu'il venait ici.
- Ce n'est pas comme ça que tu la ramènera. Il fallait t'occuper de tout ça avant ! Il faut que tu te soucies un minimum d'elle avant ! Mais tu étais bien trop occupée à...
- Tu n'as pas le droit Alfons ! Tu n'as pas le droit de me dire ça à moi ! J'ai fait tout ça pour elle, pour la vie qu'elle a menée jusqu'ici, l'éducation que, je, lui ai donné ! J'ai fait tout ça pour nous Alfons !
Elle se retourna brusquement et fusilla du regard son mari qui recula de quelques pas, tout en faisant tomber au sol la cendre de la cigarette qu'il en train de fumer. Il souriait, amusé d'avoir touché la corde sensible, de lui faire du mal, du moins si elle peut avoir mal, pensa-t-il.
- Maintenant plus rien... plus de nouvelle. Rien. Je me retrouve ici, avec un mari trop lâche pour partir, trop lâche pour défendre sa famille, son honneur ! Et qui me reproche quoi ? D'avoir fait vivre ma famille ! Tu t'attendais à quoi Alfons ?! Que tout ça arrive tout seul, sans effort !
Elle traversa le salon jusqu'au bar et se servit un verre de whisky pur, qu'elle but d'un trait. Puis, elle s'en servit un second et alluma une cigarette qu'elle venait de dénicher de la poche de sa robe trempée elle aussi. Elle passa sa main derrière son cou et détacha son collier qu'elle déposa sur le comptoir du bar, elle fit de même avec ses autres bijoux qui semblaient être trop lourd pour elle. Elle ne garda qu'une montre en or fixée à son poignet.
- Je ne mérite pas ça. Qu'est-ce que j'aie pu faire pour me retrouver ici... qu'est-ce que j'aie bien pu faire !
Dit-elle sur un ton théâtral, comme si elle ne faisait que réciter son dialogue, comme si elle jouait un rôle devant son mari, qui semblait quant à lui habitué à ça.
- Des enfants Anne-Marie... Des enfants ! Scheiße !
Le verre de whisky se brisa entre les doigts de sa femme, les morceaux ainsi qu'un filet de sang tombèrent sur le sol blanc immaculé. Elle ne prêta aucune attention à sa blessure, trop occupée à tuer du regard son mari. Elle essuya sa main ensanglanté le long de sa robe et laissa tomber les morceaux de verre restant dans sa main. Pendant un instant elle resta là, sans bouger, puis brusquement elle saisit puis envoya la bouteille de whisky en direction de son mari qui dut se décaler et manqua de trébucher pour éviter le projectile.
- Ce n'étaient pas des enfants ! C'étaient des voyous, des bon à rien... la plupart étaient à la rue et même orphelins !
Dit-elle en gloussant, s'empêcha de rire, visiblement affectée par l'alcool.
- Et tu me reproches ça à moi, Alfons... à moi. Mais oui Anne-Marie est à la plus affreuse ! La plus monstrueuse !
S'écria-t-elle en leva les bras au ciel.
- Mais qu'est-ce que tu veux ?! Tu voudrais que j'ai des remords espèce de connard ?! Quand on s'est rencontré ça t'arrangeais bien que je n'ai pas de remords ! Hein !
Maintenant les larmes montées et elle se retourna pour masquer son visage, déformé par la colère qui la rongeait.

Alfons au fond de la pièce se laissa glissé le long du mur pour s'étaler au sol et s'alluma une deuxième cigarette.

***


Le champagne est mauvais, j'en suis déjà à ma troisième coupe et il m'est toujours aussi désagréable en bouche, j'ai bêtement pensé que je m'y habituerai, ce n'est pas le cas. La soirée ne fait que commencer mais j'ai déjà trop chaud, je suis déjà trop fatiguée et j'ai déjà tellement envie de rentrer chez moi. Je sais parfaitement pourquoi je suis venue ce soir: pour le revoir. L'espace d'un instant j'hésite à rentrer, je me doute bien que Matteo doit m'attendre à l'appartement, il y passe toutes ses journées. L'idée même de sa présence me dégoûte.

Ce soir il y a trop de monde, partout. Je salue deux fois de suite la même personne, je m'efforce à sourire, ce sourire si parfait, mon masque, que j'ai mis des années à acquérir. Au loin je reconnais un homme qui me sourit, lui aussi, comme presque la totalité des hommes ici présents: Franz Feschn, un ancien membre du gouvernement, avec qui j'ai collaboré récemment, collaboration qui m'a permis d'acquérir ce sublime appartement dans lequel je vis désormais, en plein centre-ville de Berlin ; et puis je croise à nouveau son regard: il est là. Alfons Schreiber, membre éminent du gouvernement, proche conseiller du Führer, un homme à femme selon certains, un homme juste proche du peuple selon les autres.
- De toute beauté ce soir, Anne-Marie. Vous êtes sublimes, comme toujours d'ailleurs.
Je sens sa main prendre la mienne et ses lèvres humides se posées dessus. Je cache mon dégoût derrière ce sourire qui, involontairement, s'affiche sur mon visage.
- Franz m'a récemment parlait de vous. Il ne m'a dit que du bien, je vous rassure. Il m'a vanté vos talents d'actrice toute la soirée, il vous apprécie énormément.
Son sourire dévoila ses dents jaunis par la cigarette.
- Un peu trop même peut-être !
Ajouta-t-il en riant. Je ne fais plus attention à son rire qui horripile, au loin j’aperçois Franz et sa femme quitta la réception.

Je passe la soirée à l'écouter parler, me charmer, me raconter sa vie, son enfance dans une petite ville dans le nord de l'Allemagne, dans une demeure immense, entourée de forêt, dans une famille nazie au sang noble, proche du Führer, ils possèdent de nombreuses entreprises, des biens immobiliers un peu partout dans le pays, mais la plupart à Berlin. Il me raconte sa vie au sein du gouvernement, les tensions, les points positifs et les points négatifs. Il me parle de son amour pour le cinéma, de son amour pour moi.

- Et vous ? Racontez moi. Comment c'est la France ?
Il veut en savoir plus sur moi, mais je ne sais pas quoi lui répondre.
Il veut en savoir plus sur moi, mais je ne peux pas lui raconter la vérité.

Je ne peux pas lui dire que je suis la fille d'un couple de riches entrepreneurs parisiens qui travaillaient dans la production textile, qui se sont battus pendant des année contre le Reich, qui ont tout perdu et qu'ils se sont retrouvés emprisonnés en Allemagne avant d'être exécutés.
Je ne peux pas lui dire que je me suis retrouvée sans rien, à fuir dans un petit village dans le sud de la France, chez un vieil oncle pour survivre. Que là j'ai appris à faire face, à la vie, au monde, au Reich. Que j'ai été éduquée par des résistants qui de toute évidence ne partagent pas ses valeurs et qu'un jour j'ai voulu sortir la tête de l'eau. Que je sais ce que c'est de tout perdre, de repartir de rien, de se reconstruire et que dans ce monde tout ce que j'ai construit est tellement instable que je n'ai qu'une crainte: tout reperdre du jour au lendemain. Alors oui, Alfons Schreiber, je veux de toi parce que toi tu as tout et tu as toujours tout eu, et avec toi j'en suis sûre: je peux survivre.

Alors, j'ai menti.
Sans savoir que je ne ferai plus que ça, toute ma vie, pour survivre.

***


- Qu'est-ce que tu as dit à Alfons ?
- Une histoire de fondation, d’œuvre caritative. La vérité quoi !...
- Mon Dieu, Anne...
- A ce stade Dieu ne peut plus rien pour nous, Josefine, pour nous tous.

Le véhicule accéléra davantage, les paysages défilaient à une vitesse folle, le voyage lui paraissait interminable. Elle venait d'allumer une nouvelle cigarette et elle avait déjà dû en fumer une vingtaine. Le ciel s'assombrissait au fil des heures, bientôt ils feraient face à une averse. Elle baissa sa fenêtre de quelques centimètres et observa dans le rétroviseur le bus qui les suivait. Josefine de son côté gardait la tête baissée, le regard fixe sur ses genoux, les mains croisées, comme si elle s'était soudainement mis à prier le bon Dieu de les excuser de ce qu'elles allaient faire.

La voiture s'arrêta devant l'entrée du bâtiment, le bus continua sa route pour passer par la porte de derrière. Anne-Marie descendit suivie de près par Josefine, qui de toute évidence n'avait qu'une envie: rentrer à Berlin. Elles passèrent toutes les deux par l'accueil où elles subirent un contrôle d'identité ainsi qu'une fouille, beaucoup trop rapide pour trouver quoi que ce soit. Elles filèrent ensuite vers le troisième étage, comme leur avait indiqué la secrétaire. A ce niveau-ci, la décoration était inexistante, le peu de mobilier présent était blanc, tout comme les tuniques des employés du centre de recherche. Anne-Marie s'avança jusqu'au fond du couloir où elle tourna à droite en direction du bureau du responsable de l'unité.

- Ils sont ici. Des filles et des garçons, de sept à douze ans. Il y a le compte. Vous pourrez faire votre rapport à Feschn.
Le responsable de l'unité, un homme d'une soixantaine d'années, acquiesça et lui rendit son sourire, puis il se leva d'un pas lent, comme marcher lui avait été douloureux. Anne-Marie et Josefine le suivirent jusqu'au sous-sol, bientôt rejoint par toute une équipe de chercheurs et de scientifiques. Ces derniers pénétrèrent ensemble dans la salle réservée au personnel, les deux femmes restèrent quant à elle à l'extérieur, surveillée de près par deux secrétaires qui semblaient ne pas vouloir les lâcher un instant du regard.

- Je ne peux pas c'est trop... non je ne peux pas !
Anne-Marie releva le menton de Josefine du bout des doigts et plongea ses yeux dans les siens. De son autre main elle lui replaça une mèche de cheveux derrière l'oreille. Son sourire ne s'était pas effacé depuis leur entrée dans l'établissement, un sourire dont elle avait l'habitude d'user depuis ses débuts d'actrice.
- Si tu peux Josefine. Tu fais ça pour ta famille, pour les protéger. On ne peut plus vivre à Berlin, c'est trop dangereux. C'est comme ça que tu gagneras ta place pour Nomansland. Crois moi, tu peux le faire.
Du bout des doigts elle essuya les larmes qui coulait le long de la joue de son amie.
- Et puis ce ne sont pas vraiment des êtres humains. Voyons Josefine, ce ne sont que des juifs, la plupart sont orphelins. Grâce à eux la science va pouvoir progresser. Crois moi, tu n'aimerais pas que l'on utilise des enfants comme les nôtres pour servir de cobayes !
- Tu as sans doute raison...

Anne-Marie fit un clin d’œil à Josefine, puis elle décida de quitter les lieux puisqu'elle avait mener à terme sa mission.


 
Ce soir-là, la lueur de la lune éclairée la chambre des Schreiber. Jamais une nuit n'avait été aussi agréable depuis leur arrivée au barrage enclavée. Pour une fois l'air était enfin respirable, le Nomansland venait de passer par une période de fortes chaleurs et toute la population avait dû faire face à une importante sécheresse. Seulement, des cris vinrent perturber cette douce soirée.  

Anne-Marie se resservit un verre de whisky, elle savait pertinemment que depuis la disparition de sa fille elle abusait de l'alcool, d'autant plus que c'était un mets rare ici, au Nomansland.

Alfons décida de mettre fin à la conversation puisque de toute façon elle ne lui laisserait pas le choix.

Anne-Marie prit l'arme de mari posée sur la table de chevet, comme une dernière chance de le retenir. Elle menaça d'en finir avec lui s'il ne restait pas là, elle lui affirma qu'il ne devait pas en parler à personne, jamais.

Alfons tenta vainement d'ouvrir la bouche, de crier, mais aucun son ne sortit de sa bouche, il écarquilla ses yeux et pointa du doigt cette forme noire, comme une ombre, qui profitant de la porte ouverte venait de se faufiler à l'intérieure de la chambre.

***


Je me réveille.
Je ne sais pas vraiment qu'elle heure il est, ce que je fais ici et surtout où je me trouve.
Je ne reconnais pas les lieux, rien ne m'est familier.
Je sens ce goût dans ma bouche, comme du sang.
Je lève les yeux et l'aperçoit.
J'arrive tant bien que mal à me relever mais je me sens fragile, comme si mes jambes pouvaient craquer d'un instant à l'autre.
Je m'approche et et écarquille les yeux.

Je suis là, seule, dans un lieu inconnu, à contempler le cadavre de mon mari.


   
Comment envisage-t-elle sa mort › Même si cela reste inévitable, elle ne pense jamais réellement à sa propre mort. Jusqu'à ce jour, le sort lui a toujours été favorable, malgré les situations plus ou moins dangereuse auxquelles elle a dû faire face. Sans doute s'imagine-t-elle mourir dans son sommeil à l'âge de quatre-vingt ans, chez elle, à Berlin ou même à Paris. Étant donné qu'elle arrive de Berlin elle ne s'imagine pas ce qui l'attend ici, c'est donc inimaginable d'être tuée par un Prototype ou une autre de ces affreuses créatures génétiquement modifiées.
Réaction face à un Prototype › A vrai dire elle n'en a jamais croisé jusqu'à ce jour et ne sachant pas se battre, sa première réaction serait sans doute de prendre la fuite. Prions pour qu'elle n'en croise pas de sitôt.
Sa plus grande crainte › Il y a quelques semaines de ça, elle vous aurait répondu "la pauvreté", ne plus jamais connaître le besoin, le manque d'argent, Anne-Marie aime s'entourer d'objets inutiles et chers, c'est d'ailleurs ce qui lui manque le plus de sa vie à Berlin depuis qu'elle est arrivée ici. Mais depuis la disparition de sa fille peu avant son départ pour Nomansland, sa plus grande crainte est de ne jamais la retrouver, ou pire qu'on lui ramène son cadavre, sa fille étant l'être au monde qui compte le plus à ses yeux.
Survivre seule ou ensemble › Peu importe à partir du moment où elle survie, seulement cela aurait été plus simple à Berlin, ici, sans aptitude particulière pour la survie en plein désert, elle préfère s'entourer de personnes utiles, seulement il n'est pas dit qu'un jour elle décide de partir de son côté pour voir si l'herbe n'est pas plus verte ailleurs.
Anecdote › Anne-Marie a été une grande actrice entre les années quatre-vingt et quatre-vingt-dix, notamment grâce aux films de Matteo Brunelli son premier amant, le père biologique de sa fille. Aujourd'hui elle est tombée dans l'oubli et peu de gens la reconnaissent, d'autant plus que les gens n'ont plus la tête à regarder des films, ils sont plus occupés à fuir et à survivre.
Alignement › Chaotique/mauvais, elle ne croit pas en la loi qui n'a plus sa place dans le monde actuel, elle n'obéit qu'à sa propre loi, même si il est tout à fait envisageable qu'elle respecte les lois mis en place du moment où cela lui est favorable et qu'elles la protègent d'une mort certaine. Anne-Marie ne pense qu'à elle, si il lui arrive de penser à autrui c'est qu'elle attendra tôt ou tard quelque chose en retour. La seule personne qui trouve grâce à ses yeux est sa fille. Les autres ne sont que des pions et le monde dans lequel nous vivons n'est qu'une partie d'échecs.
Spécialité › Anne-Marie n'a pas vraiment de spécialité, elle ne sait pas se battre, ni manier une arme blanche, du moins elle n'a jamais essayé. Cependant lorsqu'elle a dû fuir Paris et qu'elle s'est retrouvée dans le sud de la France elle a appris a tirer avec un revolver, elle peut donc assez facilement blesser quelqu'un voire le tuer si la cible est assez proche. Elle ne porte généralement pas d'arme sur elle.
Environnement › Aujourd'hui elle vit au barrage enclavé entourée d'anciens SS et de membres important de l'ancien Reich. Même si cela ne fait que quelques jours qu'elle est arrivée elle a énormément de mal à s'habituer au climat et au paysage, elle qui a toujours vécu en ville ou à la campagne dans le sud de la France.
Débuts à Nomansland › Anne-Marie vient d'arriver à Nomansland il y a quelques semaines, c'est à Berlin, lors d'une réception, qu'elle a entendu parler pour la première fois de ce pays. C'est en se renseignant d'un peu plus près qu'elle a réussi à obtenir de l'aide d'un membre du gouvernement allemand, Franz Feschn, en échange d'une mission qu'elle a dû mener quelques temps avant son départ ce dernier lui a assuré d'avoir une place pour le prochain vol vers Nomansland. Feschn ayant tenu sa promesse, c'est ainsi qu'elle s'est retrouvée au barrage enclavé entourée d'anciennes connaissances de Berlin.



Dernière édition par Anne-Marie Schreiber le Lun 27 Juil - 12:15, édité 21 fois
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Message(#) Sujet: Re: A-M.S. - 'till i finally died which started the whole world laughing Mar 21 Juil - 22:24

*n'apasledroitdeposterici*
TES CITATIONS C'EST LES BEE GEES BORDEL J'ADORE TELLEMENT AJFBHAZOFVHZOV.
Et Cate, je meurs devant tant de perfection.
En plus ton deuxième prénom c'est le prénom d'une de mes meilleures amies.
Bienvenue sur le forum, bon courage pour ta fiche.
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Message(#) Sujet: Re: A-M.S. - 'till i finally died which started the whole world laughing Mar 21 Juil - 22:58

Bienvenueeee ! Quel excellent choix d'avatar, et le groupe ! J'approuve, tout, tout, tout !
N'hésite pas si tu as la moindre question



I drag myself out of nightmares each morning
and find there’s no relief in waking

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Message(#) Sujet: Re: A-M.S. - 'till i finally died which started the whole world laughing Mar 21 Juil - 22:59

Ahah bienvenue, fais gaffe avec l'anti-ride, je risquerais de te confondre avec les zombies !
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Message(#) Sujet: Re: A-M.S. - 'till i finally died which started the whole world laughing Mer 22 Juil - 10:27

Welcome here madame aux yeux bleus
Bon choix de vava et de groupe également, j'ai hâte de lire ce que tu va faire de ce personnage.
Si tu as la moindre question, le staff et moi même sommes là pour toi, n'hésite pas
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Message(#) Sujet: Re: A-M.S. - 'till i finally died which started the whole world laughing Mer 22 Juil - 19:17

TOI ET MOI : UN LIEN ET CE N'EST PAS NÉGOCIABLE

Hellcome

J'aime ton choix d'avatar et J'AIME TON CHOIX DE GROUPE

J'ai hâte de te lire et si tu veux qu'on papote avant que tu ne poursuives ta fiche DO NOT HESITATE
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Message(#) Sujet: Re: A-M.S. - 'till i finally died which started the whole world laughing Sam 25 Juil - 23:48

Merci à vous tous !
Brody: Ok, j'avoue, un pot de crème L'Oréal par jour c'est trop, et alors ?!
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Message(#) Sujet: Re: A-M.S. - 'till i finally died which started the whole world laughing Dim 26 Juil - 12:06

Me voilà

Alors, comme tu l'as dit dans le sujet des fiches terminées, il subsiste quelques fautes dans ta fiche mais j'ai bien compris qu'il suffisait d'une relecture, surtout que dans la plupart de ta fiche, il n'y a pas de fautes Donc no problem de ce côté-là, je ne m'en fais pas.

Ensuite, passons au corps de la fiche, du personnage en lui-même : j'aime beaucoup Anne-Marie. C'est un personnage intéressant. J'ai eu un peu de mal à bien situer quand se passait chaque partie car tu vas dans le futur, tu reviens en arrière, mais en relisant une seconde fois j'ai mieux compris les choses (en particulier quand le mari fait mention "des enfants", les orphelins, j'ai compris en lisant la suite qu'il parlait de ceux qu'Anne-Marie avait livrés). Oh, d'ailleurs, tu as écris Alfons à deux ou trois reprises pour passer ensuite à August dans un paragraphe : du coup, j'ai été un peu perdue puis après j'ai réalisé qu'il s'agissait bien de son mari. Donc juste voir si c'est un surnom ou si tu t'es juste trompée et dans ce cas, il faudrait changer s'il te plaît En parlant du mari, tu fais mention du fait qu'il est un proche conseiller d'Hitler mais niveau chronologie, cela ne colle pas : Hitler est décédé en 1964, il y a donc eu par la suite d'autres Führers (trois maximum). Nous n'avons pas précisé les noms de tous, juste celui du successeur d'Hitler donc le mieux est de dire qu'August était conseiller du Führer  

Sur la fin de ta fiche, tu parles de cris au sein du barrage enclavé et donc, August se fait tuer : j'aimerais en savoir plus. Le barrage est un endroit extrêmement sécurisé et si des exécutions sont pratiquées au besoin, les débordements sont plutôt absents. Du coup, j'aimerais savoir ce qu'il a pu se passer, en tout cas ce que toi tu vois dans ta tête, pour voir si cela peut coller ou pas

La dernière petite chose : il faut s'il te plaît que tu remplisses ta feuille de personnage, ton backpack

Voilà, voilà.
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Message(#) Sujet: Re: A-M.S. - 'till i finally died which started the whole world laughing Lun 27 Juil - 12:40

Donc, j'ai fait les changements au niveau du prénom d'August/Alfons, c'est vrai que j'ai hésité entre les deux et sans m'en rendre compte je les ai mélangé, j'ai tranché pour Alfons, j'espère que j'ai tout corrigé.

J'ai rempli le backpack, je suis désolé j'avais totalement zappé.
Je ne sais pas si j'ai pas mis trop d'éléments (surtout des choses superficielles...) mais je voulais jouer le cliché de la bourgeoise qui débarque avec ses robes haute couture, ses bouteilles de vin, etc.

Au niveau du meurtre d'Alfons je voulais justement que ça se passe au sein du barrage enclavé (même si j'ai hésité à le faire en dehors) puisque j'avais dans l'idée que ce soit ou sa fille qui le tue. Je voulais faire en sorte qu'elle parte pour Nomansland avant ses parents, elle y est donc déjà à leur arrivée et étant donné qu'elle a grandi au sein de la bourgeoisie allemande, elle a pu rentrer au barrage sans trop de difficulté, surtout qu'ils étaient informés de l'arrivée imminente des parents Schreiber. La raison du meurtre serait une histoire de vengeance personnelle: elle sait qu'Alfons n'est pas son père biologique, elle déteste tout ce qui se rapporte à ses parents avec qui elle ne partage pas les mêmes idées et la prochaine sur sa liste est Anne-Marie (qui est totalement aveuglée par l'amour qu'elle lui porte et ne se doute pas une seconde que sa fille se trouve ici, elle pense qu'elle est restée à Berlin, quelque part mais elle ne sait pas où). Dans mon idée (si jamais je crée un scénario) elle est dans le groupe Freedom's Hope, elle vagabonde un partout avec une bande de jeunes berlinois et cherche à survivre, mais avant ça elle voulait tout de même éliminer ses parents qui sont pour elle les ennemis publics n°1, malheureusement (ou heureusement...) elle n'a pas réussi à avoir sa mère, les soldats SS étant alertés par les cris elle a dû fuir.
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Message(#) Sujet: Re: A-M.S. - 'till i finally died which started the whole world laughing Lun 27 Juil - 20:43

Félicitations et bienvenue sur
No Rest for the Wicked

Félicitations, personnage validé

Parfait ! C'est tout bon pour moi ! Le seul truc, histoire que l'on reste bien crédible, il faudra que la fille (si tu en fais le scénario) ait été blessée en s'enfuyant (face à de nombreux SS impossible qu'elle s'en soit sortie indemne) et du coup on pourrait même aller jusqu'à mettre sa tête à prix MOUAHAHA ! On en reparlera ensemble ! Hâte de te voir en jeu sur le forum  


Pour bien démarrer

Maintenant que c'est fait, tu vas pouvoir rentrer dans le vif du sujet !
Tu peux dès à présent aller poster ta fiche de liens pour te faire des amis et des ennemis ! D'ailleurs, n'hésite pas à aller quémander des liens : aucune raison d'être timide, personne ne mord ici ! En fait si mais c'est bon quand même ! Tu trouveras ici de quoi faire une demande de logement, demander au besoin la création d'un lieu ou encore participer à la loterie RP ! Pour demander et dépenser tes points, tu dois te rendre ici. Bien sûr, tu peux aller créer un scénario.
Tu peux aussi venir t'amuser par ici : le flood et les jeux t'attendent !  

NOUS TE SOUHAITONS UN BON JEU PARMI NOUS !
   



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Message(#) Sujet: Re: A-M.S. - 'till i finally died which started the whole world laughing

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A-M.S. - 'till i finally died which started the whole world laughing

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